Le parcours
Le parcours du plasticien est jalonné de rencontres déterminantes
qui ont forgé l’artiste qu’il est aujourd’hui.
1966 À dix ans, il découvre l’art en rencontrant le sculpteur irakien Mohammed Ghani Hikmat.
Il est alors fasciné de voir la pierre et le bois — matériaux rigides — se plier aux intentions de l’artiste. À défaut d’outils pour sculpter, Ayad Celebi
se met à peindre.
1972 À seize ans, il rencontre Khalid al-Jader, pionnier de l’art moderne irakien. En découvrant les peintures d’Ayad Celebi, l’artiste lui lance : « Toi,
tu peux être artiste ». Cette reconnaissance décisive lui fait entrevoir la peinture comme un métier, et non plus comme un simple loisir
1976 Ayad travaille à présent comme maquettiste-illustrateur pour les médias irakiens et côtoie le calligraphe Mohammed Saïd Saggar reconnu pour avoir révolutionné la discipline en cassant ses codes et sa rigidité. Ayad admire l’homme, son sens profond de l’esthétique, du raffinement, sa bonté d’âme et son amour pour cette pratique qu’il lui transmet. Ayad développe à son tour une recherche picturale où la calligraphie devient un espace de liberté.


1984 Au vu de sa pratique picturale, le peintre- céramiste
André Borderie lui conseille de s’initier à la gravure au sein de l’Atelier Lacourière-Frélaut fréquenté par Dalí, Matisse ou encore Picasso. Il y rencontre le peintre Dado dont
l ’énergie picturale l’inspire profondément. Il perçoit ce lieu comme est un espace de partage, d’émulation et de générosité entre artistes.
Ayad Celebi fonde la « Société Créations Dhanon » spécialisée dans le design de surfaces.
1989-2009 Ayad travaille à son compte comme designer surfaces textile, papier peint, stratifié…
Une activité qui enrichit profondément sa manière
d’aborder la peinture
Cette profession lui apprend le langage des couleurs,
des formes, des textures ; autant d’aspects qui viennent nourrir sa recherche picturale tout au long de ces années.
Des événements majeurs survenus dans la vie du peintre chocs visuels et émotionnels — font l’objet d’une recherche à part entière.
1984 Lors de son exposition personnelle à la Galerie Imhote
à Paris, il présente une série de portraits largement relayée par la presse arabe. Cette série est une réponse
au commentaire d’un soldat américain comparant
le bombardement de Bagdad à un « arbre de Noël » :
il compose des visages scintillants de couleurs pour rappeler l’humanité derrière chaque territoire frappé, créant ainsi l’exposition Bagdad, comme un arbre de Noël.


2003 L’Irak est envahi par les États-Unis, et Ayad se retrouve face à un paysage de désolation. Dans une symphonie de noirs et de blancs, l’artiste se met alors en quête d’une vérité mouvante qu’il cristallise dans une série encore aujourd’hui enrichie.
2010 Après des années et plusieurs guerres, Ayad retourne en Irak, un pays qu’il redécouvre comme un territoire
étranger, sans repères. Confronté à un chaos où subsistent les traces du passé, il crée la série des Lettres d’amour : des peintures réalisées à plat puis froissées et figées, métaphore du désordre qui retrouve peu à peu une forme d’harmonie par la renaissance.
Depuis 2010, Ayad poursuit une recherche picturale exigeante. Il approfondit ses grandes séries tout en explorant de nouvelles voies d’expression, dans une oeuvre en constante évolution.
2011-2015 Poursuite et enrichissement des séries Portraits, Symphonies en noir et blanc, Villes d’argile et lettres d’amour.
2016-2020 La mémoire, la matière et la couleur restent au coeur de sa recherche artistique.
2021-2026 Ayad poursuit ses séries emblématiques et, fidèle à son esprit d’innovation, enrichit son oeuvre par une recherche autour des pop-up contemporains.
Entre peinture, sculpture et architecture de papier, ces créations repoussent les limites de la toile et donnent une nouvelle dimension à son univers artistique.

